Petits airs

C'est du carton-pâte
Et du sentiment
Au creux de ma boîte
Ma boîte en fer blanc
(by Juliette)

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Vendredi 28 août 2009
- Par A. Circé

Lao Tseu a dit : "Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas."

Bon, ok, Lao Tseu a dit aussi : "Il faut trouver la voie". Ce qu'un mec en bleu a un jour interprété comme "Avez-vous trouvé la voie ?... Non ?... Bon... Alors je vais vous couper la tête !" Mais le type en face de lui avait la fâcheuse habitude de porter ses chaussettes sur son pantalon, preuve s'il en est qu'il fallait bien trouver une solution radicale pour remettre le jeune homme dans le droit chemin.

En attendant, je me lance :
Aujourd'hui, je mets un pied devant l'autre, pour voir.

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Mercredi 15 juillet 2009
- Par A. Circé
Nantes / 15 juillet / 01h04

"Hé ! Mademoiselle ?!
Bonsoir !
Eh, tu sais quoi ? J'adore tes cheveux... flous !"

Il y a des hommes, comme ça, qui ont tout compris.
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Samedi 13 juin 2009
- Par A. Circé
Quand Dior se choisit une nouvelle égérie... il faut composer avec les pudeurs du moment.

1966 :

2009 :


Photo : Jean-Marie Périer

PS : Evidemment cette note n'a absolument pas pour intention sous-jacente de publier deux fois la photo de ce qui reste le concept idéal de super beau gosse. Evidemment pas.
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Mardi 9 juin 2009
- Par A. Circé
Parce que la vie d'une citadine est ponctué de rencontres... inattendues.

Règle n°4 : Quand on hésite à trouver la situation sublime ou grotesque, décider de ne pas décider, histoire de rester fasciné.




Fin mot de l'histoire, ici.
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Lundi 25 mai 2009
- Par A. Circé
"J'suis resté qu'un enfant
Qu'aurait grandi trop vite
Dans un monde en super plastique
J'veux retrouver... Maman !
Qu'elle me raconte des histoires
De Jane et de Tarzan
De princesses et de cerfs-volants
J'veux du soleil dans ma mémoire ! "

(Au p'tit bonheur)

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Mardi 27 janvier 2009
- Par A. Circé
Parce que la vie d'une citadine réserve des déconvenues...

Règle n°3 : Ne pas se faire trop d'illusions.

Quand je serai grande, je serai vétérinaire et je soignerai des girafes en Afrique. Quand je serai grande, je serai architecte et je n'imaginerai que des maisons rondes. Quand je serai grande, je serai interprète et je passerai mon temps à voyager.

...

Ou alors... je serai en stage dans une boîte qui aura oublié de me dire lors de mon entretien d'embauche : "Ah, au fait, on n'a pas d'ordinateur pour vous."
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Samedi 20 décembre 2008
- Par A. Circé
Parce que la vie d'une citadine n'est qu'une histoire de gens...

Règle n°2 : Aimer les débiles qui vous aiment, dans le doute, ils ont peut-être raison.

Et quand un cycle citadin se termine, on se demande à quelle sauce on va être mangé. Au départ pourtant, le jeu semblait faussé : trop grande, trop seule, trop perdue... Qu'est-ce-que je fous là ?

Trois ans plus tard, plus grande encore, plus seule du tout, mais toujours perdue... à 25, sous la bruine, en pleine nuit, dans les rues froides et claires d'après fermeture des bars [p'tain de bordel, ils sont cons mes copains !].

Et moi, je suis bien. Là. Juste là.

Exactement là, sur ce trottoir humide, les fesses collées à cette plaque commémorative de je-ne-sais-même-pas-quoi, à côté d'un qui me sourit, yeux mouillés, maintenant que je lui ai dit tout le bon qu'il devait entendre. A côté de celui-là qui a les yeux mouillés mais en regarde une autre, qui ne le voit pas. Trop occupée à sourire à un qui fait des photos de chiens. Pendant que là-bas plus loin, une, qui m'embrassait dans les coins il y a une semaine encore, scrute gentiment le photographe. Juste là, à côté de cette autre qui a mes clefs dans sa main, hésitant entre celui-là [c'est trop compliqué] et mon lit [on est bien chez toi]. Juste là, à côté de cette grande qui attend cette petite en me souriant sans rien dire [moui, je sais, j'ai pas pu sauter le pas] Juste là, sur ce trottoir mouillé, à 25, dans les rues froides, humides et claires de la ville [on rentre ? non, attends encore. je ne veux pas aller me coucher].

5h47. C'est fini, ou presque.

Et après, je fais quoi ? Où je vais, après ça ? Je laisse derrière moi des coeurs. Des coeurs et des culs, des heures passées à tout et rien.

Et puis dans six mois, quand tout sera définitivement éteint, j'aurai le blues [je crois].

Je laisse derrière moi les yeux ébaubis des matins embrumés [qui a un crayon ? une feuille ? un chewing-gum ?] face au tableau blanc - inspirés parfois. Je laisse derrière moi les envolées lyriques des chercheurs allumés en trucs-passionnants-qui-ne-donnent-pas-de-travail-quand-on-sera-grands. Je laisse derrière moi les pauses café et cigarettes [on fait quoi ce soir ? il doit faire combien de pages le dossier ?], les petits bonheurs de salons de thé [et toi, ça t'a fait quoi ?], les coins de l'oeil au détour d'un texto parce que tu es trois tables devant moi mais que ce que j'ai à te dire ne peut attendre la pause déjeuner. Je laisse derrière moi les messages privés mailés, facebookés, myspacisés et définitivement alcoolisés. Je laisse derrière moi les yeux verts et bruns.

Je laisse derrière moi les réveils de copines [t'as encore pris toute la place dans mon lit], les câlins mélangés, féminins, masculins [on est tous des copains, c'est gamin, c'est parfait]. Je laisse derrière moi les petits coups de stress [mon mémoire est pourri], les 354 758 fois où l'on a répété la même phrase, qui ne fait rire que nous, mais qui nous fait rire encore [je t'aime comme des airs de soleil. freddie mercury n'est pas mort. c'est un scandale !] Je laisse derrière moi les verres et les tournées payés et volés, les paris idiots, les potins absorbés, digérés, inventés, contournés, les secrets mal gardés [comment ça "depuis quatre mois" ?!], les détournements de volonté [elle en est ? attends, je lui demande]. Je laisse derrière moi les invasions de théâtres, de cafés, de cinés, d'expos, de restaus, et de pubs ['doit en avoir marre, le serveur, de voir nos tronches !]. Je laisse derrière moi les projets concrétisés, montés, exportés et démontrés, les inventions littéraires plus ou moins inspirées [c'est deux oeufs dans une poële...], les vérités assassinées [pourquoi je devrais choisir ? qui a dit qu'il fallait choisir ?!].

Je laisse derrière moi trois années de bêtises, de coups coeurs, de seins nus, de vodkas, de musique, de grandeur, d'erreurs, de baisers, de bonheurs, de frayeurs, de douceurs et de splendeur. Je laisse derrière moi trois années de vie vivante, de vie vive, de vie vierge. Je laisse derrière moi un souffle inconsidéré, une histoire de gamins, un substantif galvaudé, un essentiel mésestimé : je laisse derrière moi trois années de copains.

Je laisse derrière moi un inventaire inachevé, inachevable et entêté.

Je laisse...

Je vais me coucher.
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Jeudi 25 septembre 2008
- Par A. Circé
- Je vais éplucher des oignons.
- Pourquoi ? On a déjà mangé...
- Je pleure. Mais je voudrais que ça serve à quelque chose.

(in Carnages de Delphine Gleize)
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Dimanche 14 septembre 2008
- Par A. Circé
Parce que la vie d'une citadine est parsemée de pièges...

Règle n°1 : Ne jamais porter, les soirées de copinage éthylique, la paire de bottines à talons que vous aviez aux pieds toute la journée au bureau !

Certes, vous aviez de l'allure au boulot : la jambe galbée et la jupe froufroutante, nul n'aurait pu, cette fois, faire la différence entre vous -stagiaire- et elles -madames du boulot.

En revanche, continuer à porter les-dites bottines pour le tête-à-tête arrosé chez votre meilleur ami, ça, c'est pile le mauvais plan !

J'explique : le trajet, qui à l'aller vous a pris 7 minutes 25, vous semble terriblement plus long au retour -26 minutes !- une fois la bouteille de Rosé et les quelques pré-apéros descendus avec gaieté chez Bibi. (Oui, votre meilleur ami s'appelle Bibi.) Vous vous apercevez brutalement, incrédule et titubante, que les pavés nantais sont glissants, cabossés et, disons-le, particulièrement fourbes !

Résultat : un talon coincé entre deux pavés, une bottine fichue, une cheville presque foulée et 15 minutes de bla-bla avec un quidam, titubant lui-aussi, qui, au lieu de vous aider à vous extirper des pièges topographiques des rues nantaises, vous harcèle à coups de "t'es sûr qu'y'a pas moyen ?"

La prochaine fois, un jean, une paire de baskets, et ça fera bien l'affaire : alcool + pavés + talons = danger ! Que ce soit bien clair !
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Dimanche 24 août 2008
- Par A. Circé
Pourtant, j'aimais bien le titre de ce blog.
Puis après... rien.

Je le tourne, et le retourne, dans tous les sens et, horreur : il est inexistant inconsistant.

Là, j'ai un vrai souci : je ne sais que faire de ce que j'ai [re]crée. Ce qui est, je l'avoue, plutôt frustrant, carrément déconcertant et définitivement horripilant !

Fichu blog à la con !
Pffff... J'étais plus douée quand j'étais [uniquement] malheureuse.
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Un blog par A. Circé

 
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